Retour
picto vidéo

mercredi 15 octobre 2014, 17h21

Mathieu Flonneau [Maître de conférences en Histoire contemporaine]

Interview • Société • Vidéo

Bookmark and Share

Vidéo

Voir la vidéo sur Youtube

Mathieu FLONNEAU, Maître de conférences en Histoire contemporaine – Paris I Panthéon-Sorbonne explique que « l’automobilisme » correspond à un programme de recherches visant à étudier l’automobile dans son épaisseur sociale, culturelle, patrimoniale, etc. Cette optique contraint à réfléchir sur la manière dont les sociétés occidentales intègrent l’automobile, notamment à travers les usages qu’en font leurs concitoyens.
« Passé Présent Mobilités » (PPM), dont Mathieu FLONNEAU est Président, a pour objectif de réfléchir aux questions que la société se pose sur les mobilités contemporaines, afin de les inscrire dans une perspective historique pour évaluer les enjeux futurs. L’objectif est de s’appuyer sur le passé pour réfléchir à ce qui adviendra.
Mathieu FLONNEAU est également l’auteur de « Défense et illustration d’un automobilisme républicain », œuvre qui vise à méditer le contrat social de l’automobile dans la société contemporaine. Très contestée au-delà de la route, l’automobile doit être réinscrite dans la légitimité de ses usages. En effet, elle est régulièrement mise en accusation en termes de pollution et de sécurité routière, aspects qui doivent incontestablement être améliorés. Toutefois, il semble important de mettre également en exergue les apports positifs de l’automobile.
De nombreux automobilistes s’estiment victimes d’une répression massive de la part des gouvernements successifs. Mathieu FLONNEAU réaffirme cependant la légitimité absolue à privilégier les modes de contrôle des comportements. Il se dit en faveur d’une « civilisation de l’automobile ». Néanmoins, l’automobile doit payer son juste prix social, et ne pas basculer vers un populisme de la critique visant à lui faire payer plus. Une forme d’équités entre citoyens doit être privilégiée, qui doit se traduire sur l’ensemble des territoires.
Mathieu FLONNEAU se dit également fervent défenseur de la politique des radars. Une règle existe, il est indispensable de la respecter. Les radars ont pacifié les routes françaises, et ont permis de grandes améliorations en termes de sécurité routière. Souvent assimilés à des « machines à fric », ils ne doivent cependant pas servir à un harcèlement des automobilistes.
En outre, une forme d’hypertrophie du discours sur la vitesse est observée. Le débat sur la sécurité routière est délicat. Il doit être pensé en termes éthique, et doit poser la question de la responsabilisation. L’automobile est un vecteur de grande liberté, qu’il ne faut pas nécessairement combattre. Les usagers doivent toutefois être responsabilisés.

Retour