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jeudi 16 octobre 2014, 11h29

Technologie automobile et sécurité routière

Atelier • Innovation • Rédactionnel • Sécurité • Vidéo

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Participent à l’Atelier :
Jean-Robert LOPEZ, délégué interministériel à la sécurité routière ;
Jean-François HUERE, délégué sécurité routière et systèmes de transport intelligent de PSA Peugeot Citroën ;
Yves PAGE, expert sécurité routière de Renault ;
Jean-Paul MIZZI, directeur général adjoint de l’IFSTTAR, membre du Conseil d’administration de la Fondation Sécurité routière ;
Joël VALMAIN, conseiller technique Europe-International du délégué interministériel à la sécurité routière ;
Thierry VILLEMIN, directeur Engineering en charge du Développement des projets sécurité active de Robert Bosch France, membre du Conseil scientifique de la Fondation Sécurité routière.
L’Atelier est animé par Laurent MEILLAUD, journaliste et consultant.

Jean-Robert LOPEZ, délégué interministériel à la sécurité routière, observe que l’arrivée du véhicule autonome et les perspectives qu’ouvre celui-ci remettent en cause nos schémas de pensée en matière de sécurité routière. Si certains, notamment du côté de l’industrie, y voient une avancée considérable, d’autres, dont il dit faire partie, se montrent plus circonspects quant aux conséquences de la diffusion de toutes ces technologies. Il ne s’agit pas d’une querelle opposant les Anciens et les Modernes, assure Jean-Robert LOPEZ, car cette évolution de la technologie embarquée pose la question de la fiabilité de ces équipements et de leur capacité à se comporter conformément à ce qui est attendu d’eux en toutes circonstances.
Yves PAGE, expert sécurité routière de Renault, rappelle que les erreurs ou défaillances impliquant le conducteur n’épuisent pas l’ensemble des causes d’accidents. C’est pourquoi les constructeurs travaillent, notamment à l’aide d’études sur des cas réels et de modélisations, sur un spectre de causes plus large. Quant aux causes impliquant le conducteur, elles peuvent être traitées par différentes réponses relevant de trois catégories : le contrôle-sanction et la réglementation, l’éducation des conducteurs et la réponse technologique.
Rappelant que 40 % des victimes de la route ne sont pas des occupants de voitures, Thierry VILLEMIN, directeur Engineering en charge du Développement des projets sécurité active chez Bosch, note que la généralisation d’un dispositif comme l’ABS a permis d’améliorer la sécurité au sens large de la voiture, puisque l’ABS « travaille » lors de tous les types de freinages, ce qu’on ne sait pas toujours.
Jean-François HUERE souligne que le véhicule connecté et la connectivité embarquée doivent aussi permettre d’apaiser les trajets, d’éviter les sur-accidents et les embouteillages, notamment grâce aux ITS coopératifs, qui vont permettre à la voiture de recevoir des informations de l’infrastructure et d’envoyer des informations à cette dernière.
Jean-Paul MIZZI, directeur général adjoint de l’IFSTTAR et membre du Conseil d’administration de la Fondation Sécurité routière, considère qu’un enjeu primordial visera à combiner l’arrivée de ces systèmes de sécurité active avec les systèmes de sécurité passive pour aboutir à une « sécurité prédictive », qui permette par exemple de travailler à partir de mécanismes d’accidents en vue de minimiser certains types de lésions.
Enfin, Joël VALMAIN décrit l’avancement des groupes de travail mis sur pied au plan international pour adapter la réglementation. La convention de Vienne a été amendée en considérant que le conducteur pouvait être aidé par des systèmes d’aide à la conduite, pour autant que ceux-ci se conforment aux règlements techniques de l’ONU. Le conducteur doit cependant rester maître à bord et lorsque les systèmes ne sont pas homologués (par exemple le régulateur de vitesse), le conducteur doit avoir le choix d’activer ou non ces dispositifs. Ce principe, adopté en mars dernier par le groupe de travail, est désormais soumis à l’accord des Etats signataires de la convention.

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