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mercredi 15 octobre 2014, 10h55

Gérard Payen [Directeur de Programme Espace chez Renault]

Innovation • Interview • Vidéo

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Interrogé par Nicolas Le François (journaliste), Gérard Payen, directeur de programme Espace chez Renault, constate que les attentes des clients ont évolué, ce qui explique que la part du grand monospace traditionnel, essentiellement « fonctionnaliste », reléguant l’émotion au second plan, diminue progressivement sur les marchés européens. Renault a pris 12 ans pour réinventer l’Espace et intégrer la part croissante des ventes aux entreprises (environ 70 % sur ce segment).
Le modèle est né il y a 30 ans et ouvrait la voie, en 1984, à un nouveau type d’automobiles. C’est la rupture dans la continuité qui a présidé à sa réinvention. L’Espace se veut désormais un crossover qui reprend les atouts de l’Espace et conserve son ADN (fonctionnalité, confort) en y ajoutant la notion de plaisir, tant du point de vue esthétique que pour le conducteur et les passagers.
Les principales générations de l’Espace étaient inspirées par le TGV, train à grande vitesse capable de transporter des passagers avec le maximum de confort, sans aucune perturbation. Le nouvel Espace s’inspire plutôt de l’aéronautique, avec une partie basse renforcée et des grandes roues qui « posent » la voiture et affirment sa robustesse. En faisant remonter le regard à partir du sol, on découvre des lignes très fluides et très aérodynamiques. C’est ce mariage de la robustesse et de l’aérodynamique qui confère une présence tout à fait particulière à la voiture.
On retrouve cette inspiration à l’intérieur, où l’univers proposé « fait penser à ce que les Allemands font de mieux », note Nicolas Le François. Gérard Payen ne le dément pas, même si la référence du nouvel Espace serait plutôt un jet privé. En témoigne le cockpit, dont l’instrumentation est disposée face au conducteur, avec une console suspendue et un levier de commande de vitesses qui évoque une commande de gaz d’un avion futuriste. Sans oublier la tablette AirLink, posée dans l’habitacle comme si elle était en lévitation.
La technologie n’est pas en reste, orchestrée par le système MultiSense qui mobilise notamment le dispositif 4Control (système de quatre roues directrices) au service du conducteur et des passagers en fonction des désirs de ces derniers. Cet éventail de préférences s’étend à tous les domaines de la conduite (direction, boîte de vitesse, comportement du moteur, ambiance lumineuse, son du moteur…). Le conducteur va choisir un mode de conduite parmi quatre principaux modes décidés en usine. Il peut aussi opter pour un mode personnalisé qui correspondra à ses préférences. Le mode « confort » propose par exemple des suspensions douces, un peu moins de bruit moteur, une « réponse moteur » adoucie, une ambiance lumineuse bleue et même des sièges massants.
Enfin, la modularité, l’un des points forts historiques de l’Espace, demeure très présente. Les sièges peuvent ainsi s’escamoter depuis le coffre ou la tablette tactile et disparaître dans le plancher en quelques secondes, en fonction de l’équilibre souhaité entre la place dévolue aux sièges et celle laissée aux bagages.

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