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jeudi 9 octobre 2014, 18h57

Voiture autonome et voiture connectée : où en est-on ?

Atelier • Innovation • Rédactionnel • Vidéo

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Guillaume DEVAUCHELLE, Directeur Innovation et Développement scientifique de Valeo, décrit la voiture autonome comme un véhicule sachant se garer tout seul ou même capable de traverser sans conducteur la ville de Bombay aux heures de pointe, selon le niveau de délégation qui sera défini. Cinq niveaux de délégation ont d’ailleurs été définis de façon conjointe par les constructeurs et les acteurs de la filière au plan international, qui ont su s’entendre sur ce cadre commun à leurs efforts de développement. Guillaume DEVAUCHELLE explique qu’il existe aujourd’hui trois grands acteurs qui conditionnent le rythme et la nature ces évolutions : la technologie, l’utilisateur (qui est ou non prêt à accepter l’automatisation de telle ou telle phase de conduite) et la réglementation.
Si la feuille de route vers le véhicule autonome présentée par les constructeurs au Président de la République il y a quelques mois fait une place de choix à l’automobile, celle-ci n’est pas le seul véhicule concerné, explique Rémi BASTIEN, Directeur de la recherche avancée de Renault-Nissan. En effet, le projet vise aussi les camions et les bus ainsi que les transports publics de type « navette ». Il existe en France des industries de premier plan dans le domaine du pilotage automatique, grâce aux avancées réalisées dans le ferroviaire mais aussi dans l’aéronautique. Le programme a été conçu afin de permettre à ces différentes dimensions de se compléter les unes les autres. Il donnera lieu en 2015 et 2016 à des expérimentations sur route ouverte, dans cinq régions où un dialogue entre le véhicule et l’infrastructure routière sera rendu possible.
S’agissant du véhicule connecté, Laurent MEILLAUD (animateur de la table ronde) rappelle qu’il ne faut pas confondre l’usage du smartphone au volant et les services supplémentaires que peut apporter la connectivité du véhicule. Pour Thierry LE HAY, Responsable Pôle Innovation Systèmes embarqués de PSA Peugeot Citroën, ces deux vecteurs de connectivité continueront d’exister. Lorsque l’appel d’urgence sera rendu obligatoire en Europe, ce qui devrait être le cas entre 2017 et 2018, c’est bien la voiture qui sera connectée et non le smartphone. A l’inverse, lorsque le client voudra utiliser sa musique ou son environnement personnel, la connexion passera par le smartphone du conducteur.
Quant aux craintes que peut faire naître la venue éventuelle de Google dans le domaine automobile, Jacques GARCIN observe que ce sont probablement les données (data) qui intéressent le plus Google afin que celui-ci enrichisse sa connaissance de chacun de nous. Il juge impératif de ne pas laisser d’autres acteurs venir piller les fichiers des opérateurs et des constructeurs car ce nouveau champ de bataille va prendre une importance primordiale. Thierry LE HAY signale, en écho à ces préoccupations, que l’accord passé par PSA avec IBM s’inscrit dans le strict respect de la réglementation et du principe selon lequel la donnée appartient au client. Le groupe français a le souci de s’appuyer sur des accords clairs afin d’éviter certaines situations devenues courantes dans le monde de la grande consommation. 60 à 70 % des clients sont aujourd’hui prêts à donner accès à leurs données en l’échange de services. Encore faut-il jouer cartes sur table et leur offrir des services pertinents.

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